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"Quel était donc ce mystère? La police chercha à l'éclaircir, ai-je besoin de vous l'apprendre, par tous les moyens d'investigation ordinaires et extraordinaires dont elle use, et, au bout d'un mois, elle était encore béjaune. Il faut mettre à sa décharge que l'assassin n'avait pas laissé plus de traces de son entité que le poisson dans l'eau courante. Le seul indice que l'on eût, bien vague, s'estompait dans une remarque de l'employé chargé de la réception des billets à la sortie des voyageurs. Ce commis croyait se souvenir que l'un des voyageurs sortants, individu chétif et rabougri qu'on eût abattu d'un souffle, s'était présenté à la porte, la tête emmitouflée sous le tube d'un foulard rose et avec l'aspect caricaturalement douloureux, ou, si l'on veut, douloureusement caricatural, que les images prêtent aux gens torturés par une odontalgie."
Explication d’Oriane (feutre noir) : ainsi commence (au moins virtuellement tout roman qui se réclame du style policier : un mort, des indices ou des informations — souvent anodines— et tout cela fait un mystère… Comme je veux que mon roman relève de ce genre (le roman policier n’est-il pas l’aboutissement du genre car tout roman est construit sur une intrigue sinon son lecteur n’a nulle part où aller), il faut que je pose une situation de départ entre tous mes personnages. Amour, haine, adultère, fidélité, relations d’argent, disparition, qu’importe. Je vais y réfléchir sérieusement.
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